Les thèmes principaux étaient une dotation financière adaptée aux tâches et un soutien aux services d'intérêt général communaux. Les arguments des politiciens locaux ont au moins été appréciés par les membres du Bundestag.
Il est désormais envisagé à Berlin que les communes à faible capacité financière reçoivent davantage d'argent dans le domaine social. En outre, une réorganisation des finances communales est à l'ordre du jour dans les discussions entre l'État fédéral et les Länder.
C'est ainsi que les porte-parole de l'alliance, la maire de Mülheim Dagmar Mühlenfeld et le maire de Wuppertal Peter Jung, résument le débat au Bundestag sur le thème du "financement des communes".
Les maires, bourgmestres, conseillers régionaux et trésoriers de l'alliance d'action de 62 villes, districts et communes de sept Länder ont suivi avec une grande attention les messages des orateurs de tous les groupes politiques dans la tribune des invités du Bundestag. Environ huit millions d'habitants (10 pour cent de la population totale) sont représentés par les élus locaux.
Les chefs de ville, menés par les maires Mühlenfeld et Jung, dont le maire Frank Klingebiel, avaient auparavant adopté leur "2e déclaration de Berlin" lors d'une conférence communale au siège berlinois de l'Association des villes allemandes, l'avaient présentée à leurs députés de circonscription et l'avaient transmise aux chefs de groupe ainsi qu'à la chancelière Angela Merkel et à plusieurs ministres.
Les élus locaux, qui se présentent à Berlin unis et sûrs d'eux, veulent vérifier de très près que les annonces faites par la politique fédérale sont bien respectées. La réalisation de leur autre revendication principale, à savoir une aide pour les dettes anciennes afin de retrouver leur propre capacité d'organisation, a fait défaut dans les interventions de la grande coalition.
Ils veulent continuer à se battre contre cela. Mühlenfeld et Jung : "Nous continuons à faire pression au niveau fédéral et dans les Länder" !
Prise de position du maire Frank Klingebiel
"L'alliance d'action de 62 villes et communes de 7 Länder a obtenu en très peu de temps que le Bundestag se penche pour la première fois dans un débat général sur la dotation financière des communes en fonction de leurs missions et sur le fait que les villes structurellement faibles et les villes structurellement fortes se divisent de plus en plus en termes de conditions de vie et de chances d'avenir. Ce débat politique a été un grand succès sur un chemin qui reste semé d'embûches".
Les députés suivants ont constaté que les villes et les communes sont la colonne vertébrale de notre société et de notre État :
Britta Haßelmann (Bündnis 90/Die Grünen), Bernhard Daltrup (SPD), Ingbert Liebing (CDU/CSU), Alois Karl (CDU/CSU), Petra Hinz (SPD), Jürgen Hardt (CDU/CSU), Bärbel Bas (SPD), Barbara Woltmann (CDU/CSU), Kerstin Kastner (Die Linke).
Le chef du groupe parlementaire du SPD, Thomas Oppermann, a promis de poursuivre la culture du débat au Bundestag une fois par an. Klingebiel : "La grande importance de l'échelon communal a enfin été comprise à Berlin. La prochaine chose que nous demandons est un débat général au Bundesrat sur les finances communales. Il est important que les débats soient suivis d'actions durables".