Le vice-président de l'association des villes allemandes, le maire Dr Ulrich Maly de Nuremberg, a déclaré : "L'association des villes allemandes s'engage pour que les services d'intérêt général communaux soient explicitement exclus des accords de libre-échange. Il s'agit notamment des services publics d'eau et d'assainissement, des déchets et des ÖPNV, des services sociaux ainsi que du domaine culturel.
Selon Maly, les citoyens comptent sur le fait que ces services publics soient gérés et contrôlés par des collectivités locales démocratiquement légitimées. Ce n'est pas le cas actuellement avec l'accord commercial CETA.
Dans l'accord de libre-échange CETA, on renonce à la liste positive favorisée par les communes. Une liste positive permettrait de nommer explicitement tous les domaines de tâches qui tombent sous le coup de l'accord commercial. Les services publics d'intérêt général pourraient ainsi être exclus de manière simple.
En revanche, le CETA utilise une liste négative, c'est-à-dire qu'il désigne des domaines auxquels l'accord ne doit pas s'appliquer. Il s'agit des "services publics".
Il s'agit d'un terme qui n'est utilisé ni dans le droit allemand des marchés publics ni dans le droit des aides d'État et qui permet donc des interprétations quant au champ d'application. Cela s'applique également aux nouveaux services, qu'ils soient fournis sous forme numérique ou analogique.
Maly : "Nous voulons exclure le risque d'une privatisation involontaire par la petite porte ainsi que garantir pleinement l'option des communes pour la remunicipalisation des services publics".